Soit le bienvenu parmi nous, Silas !
Tu sais, la part génétique du bégaiement est avant tout une prédisposition, et qui dit prédisposition dit que cela n'arrivera pas obligatoirement.
Donc rien ne dit que tu transmettras ces gènes si tu en es porteur et rien ne dit que si tu les transmets, ton enfant bégayera un jour.
Personnellement, moi qui, pendant très longtemps, me suis dit que je ne ferais pas d'enfants parce que j'avais peur de le transmettre, je trouve cela plutôt rassurant.
Et quand bien même ton enfant commencerait à bégayer, je pense qu'une parent qui bégaye est plus à l'écoute des premiers signes du bégaiement et cela te permettra de réagir au plus vite et donc avoir de grandes chances que ton enfant ne bégaye pas sur la durée.
Là, je parle en connaissance de cause, ma mère bégaye également, et je pense que cela m'a été d'une grande aide d'avoir quelqu'un qui pouvait me comprendre à la maison. C'est d'ailleurs en partie grâce à cela que j'ai une très chouette relation avec elle. Elle m'a transmis ce qu'elle apprenait du bégaiement à l'époque (ce qui n'a plus grand chose à voir avec ce que l'on sait aujourd'hui

), elle m'a encouragée à ne jamais me mettre de barrières et aujourd'hui, je prend le relai en lui racontant tout ce que je découvre à ce sujet et j'essaye de l'encourager sur ce qu'elle n'ose pas encore faire.
Comme je le disais plus haut, j'ai longtemps pensé ne pas avoir d'enfants à cause du bégaiement. Aujourd'hui, les choses ont changé, j'ai avancé de mon côté, et j'envisage un jour d'avoir des enfants en me disant que si l'un d'entre eux se mettait à bégayer, je serai la mieux placée pour l'accompagner au mieux, lui permettre d'évoluer et de devenir un adulte bien dans ses baskets...
