Selon Julie Fortier-Blanc, docteure en orthophonie et professeure à l'Université de Montréal, «il est dommage que l'école française continue d'insister sur le rôle de l'affectif dans l'apparition du bégaiement. Selon cette école, la réaction des parents devant les accidents naturels de la parole du très jeune enfant est déterminante. À trop vouloir corriger ces accidents, les parents obtiendraient l'effet contraire et le bégaiement deviendrait un trouble durable.»
«Toujours selon cette école, poursuit-elle, de jeunes adultes se mettraient à bégayer à la suite d'un choc émotionnel intense - la mort ou le divorce des parents, un accident, un déménagement... Foutaise! Même si, encore aujourd'hui, les causes véritables du bégaiement nous échappent, la génétique et la neurophysiologie fournissent des pistes de plus en plus claires. La plupart des chercheurs américains sont d'avis qu'une prédisposition d'ordre génétique est souvent en cause. Des études récentes ont d'ailleurs démontré que les deux tiers des jeunes enfants qui bégaient ont une histoire familiale de bégaiement. De son côté, l'étude de la distribution du bégaiement à l'intérieur des familles de personnes bègues montre qu'il s'agit d'une caractéristique probablement attribuable à un gène dont on a hérité. »
Source : http://www.servicevie.com/nourrir-son-e ... ible/a/451
Qu'en pensez-vous ?
De mon côté, j'ai effectivement le sentiment que la science fait peur à une bonne part d'orthos enseignant le bégaiement dans les écoles ou dans les stages pour orthophonistes (ou encore parmi les membres de l'APB). Cela dit, les choses ont l'air de (trop doucement) évoluées.
Mais je trouve intéressant d'avoir le témoignage d'une spécialiste étrangère sur l'orthophonie en France. Force est de constater qu'il y a là un décalage important entre la vision du bégaiement dans les pays anglo-saxons et en France.

) qui arrive à causer des dégâts. Je l'ai moi aussi pratiqué, il ne faut pas croire. Mais j'en suis lassé !
Personne ici n'a affirmé que la génétique expliquait tout du bégaiement...
et on revient encore une fois à cette discussion, qui tourne en rond à cause des nuances d'interprétation et ensuite par manque de données "tranchantes".