La sophrologie est-elle suffisante contre le begaiement ?

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Re: La sophrologie est-elle suffisante contre le begaiement

Messagepar disconnexion29 » 25 Octobre 2010 à 23:20

charlotte38 a écrit:
Quant au fait de prouver par IRM que la sophrologie a un impact ou non sur le bégaiement... Est-ce que le fait qu'une personne y croit n'est pas suffisant ? A vouloir tout cadrer, tout analyser, on oublie parfois ce qui est de l'ordre de l'irrationnel, le fait de croire dans quelque chose (effet placebo me direz-vous ? Oui, peut être... et alors ?)... :-?

Je suis d'accord avec toi Debo! parfois, quelque chose n'ayant aucune base scientifique peut fonctionner, on n'y trouvera aucune raison valable, mais tant que ça marche pour quelqu'un, pourquoi le reléguer au placard...


Le reléguer au placard, non, certes Charlotte, mais entre de mauvaises mains, qui pensent que ça peut marcher pour tout le monde, on sait ce que ça peut donner. C'est le problème des méthodes empiriques.
Et ce ne sont pas les créateurs de ces méthodes-là qui, dans le futur, vont nous aider à discerner ce qui vous fera du bien, du mal, ou ce qui vous fera perdre votre temps. Elles s'en lavent les mains. C'est la recherche qui le fera.
"Le bégaiement à présent chevauche clairement le domaine de la médecine." Dr Dennis Drayna, février 2010
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Re: La sophrologie est-elle suffisante contre le begaiement

Messagepar Cédric » 26 Octobre 2010 à 09:37

Xavier a écrit:Je n'ai pas parlé de thérapie (qui peut effectivement passer par quelque chose d'un peu psychologique et de non directement rationnel).
J'ai parlé de diagnostic. Faire une mesure est une méthode scientifique classique (de la même manière que si on a de la fièvre, on va prendre la température, si on est obèse, on va prendre le poids ou le tour de taille, etc). Actuellement (amha) faire une IRM mesure plus de choses que la distinction clonique-tonique d'il y a 20 ans.

Pour la cause et le traitement, c'est autre chose.


Sauf que là justement il y a des chances non négligeables que tu parles de mesurer la cause.
Puis je ne vois pas quelles choses la distinction clonique-tonique mesurait :-\ d'autant plus, sachant qu'un clonique peut évoluer en tonique et vice-verça, voire fusionner en toni-clonique.



On est pas obligé en permanence d'avoir une démarche scientifique, c'est clair. D'un autre côté à titre d'investigation on a tout à fait le droit et le devoir de l'avoir de temps en temps. Sinon, on en serait encore à l'époque d'avant la découverte des microbes ou de la pénicilline.
Le risque, c'est simplement de plaquer une méthode scientifique trop brute sur quelque chose qui est sans doute plus fin et plus complexe.

Surtout quand c'est payé par la Sécu, il vaut mieux être rationnel et laisser des traces reproductibles, plutôt que de se fier au pouvoir potentiel et "magique" de l'irrationnel.
(des cours de maitrise comptable de la Sécu dans les formations d'orthophonistes? mais on tombe dans l'histoire connues des professions de santé qui ne veulent pas en attendre parler)

Sans vouloir parler à la place des orthos, ils ont déjà un barème couverture-maladie à appliquer... Mais je crains de ne pas bien comprendre l'ensemble de ton paragraphe sur la sécurité sociale, qui, il me semble, ne veut pas entendre parler d'irrationnel.
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Re: La sophrologie est-elle suffisante contre le begaiement

Messagepar debolabeille » 26 Octobre 2010 à 10:24

Xavier a écrit:Je n'ai pas parlé de thérapie (qui peut effectivement passer par quelque chose d'un peu psychologique et de non directement rationnel).
J'ai parlé de diagnostic. Faire une mesure est une méthode scientifique classique (de la même manière que si on a de la fièvre, on va prendre la température, si on est obèse, on va prendre le poids ou le tour de taille, etc). Actuellement (amha) faire une IRM mesure plus de choses que la distinction clonique-tonique d'il y a 20 ans.

Je n'ai pas non plus parlé de thérapie, mais de la corrélation possible entre les découvertes sur l'intensité ou l'étendue dans le cerveau que l'on pourrait faire avec l'IRM (c'est à dire le diagnostic) et les thérapies actuelles. Parce que diagnostiquer, c'est bien, mais après, on en fait quoi de ce diagnostic ? :-?

On est pas obligé en permanence d'avoir une démarche scientifique, c'est clair. D'un autre côté à titre d'investigation on a tout à fait le droit et le devoir de l'avoir de temps en temps. Sinon, on en serait encore à l'époque d'avant la découverte des microbes ou de la pénicilline.
Le risque, c'est simplement de plaquer une méthode scientifique trop brute sur quelque chose qui est sans doute plus fin et plus complexe.

Surtout quand c'est payé par la Sécu, il vaut mieux être rationnel et laisser des traces reproductibles, plutôt que de se fier au pouvoir potentiel et "magique" de l'irrationnel.
(des cours de maitrise comptable de la Sécu dans les formations d'orthophonistes? mais on tombe dans l'histoire connues des professions de santé qui ne veulent pas en attendre parler)

De quoi parle-tu? Je ne crois pas que la sophrologie soit remboursée par la sécu... :-?
Par rapport à quoi estime-tu que les orthophonistes ont besoin de cours de maitrise comptable de la sécu ? :-?
Non, là, vraiment, je n'ai pas tout compris à ton propos...
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Re: La sophrologie est-elle suffisante contre le begaiement

Messagepar Xavier » 27 Octobre 2010 à 00:24

De Cedric:
Sauf que là justement il y a des chances non négligeables que tu parles de mesurer la cause.


Non, non, je parle bien de mesurer le symptôme, et non la cause
(la méthode clonique-tonique ne prouvait pas grand chose à cause de ce que tu dis (cf le continuum). Pourtant, il y a 15 ans il avait des doctes professeurs qui commençaient par expliquer le bégaiement par cette typologie).

Parce que diagnostiquer, c'est bien, mais après, on en fait quoi de ce diagnostic ?

Eh bien, c'est à ce moment qu'on peut commencer à réfléchir à une thérapie, en fonction par exemple de l'expérience qu'on aura sur des personnes ayant présenté un diagnostic semblable. On peut donner l'exemple de la fracture du pied. On peut mettre un plâtre et prescrire une rééducation tenant aussi compte de l'âge et de la forme de la personne. Classiquement, les podologues font une radio avant pour voir l'état initial, les régions touchés. Il en font aussi une en enlevant le plâtre, qui est le premier traitement.
Ou si tu vas chez un orthoptiste, il va d'abord mesurer tes défauts avec l'appareillage ad hoc.
J'espère que vous voyez le rapport avec l'IRM, et l'intérêt éventuel de faire une IRM de contrôle après traitement.



Pour la Sécu, c'est un sujet que je ne vais pas détailler plus. Cela touche à des conceptions culturelles profondes. Il faudrait un sujet simplement pour cela. 3 remarques pour l'instant:
-pour l'orthophonie, les coûts sont bornés en tarifs (pas de dépassement d'honoraires contrairement à beaucoup de spécialités en médecine) et pas en durée (nombre de séances non fixé, pas d'engagement de non rechute). On retombe donc sur le sujet de déontologie mentionné ailleurs (et où Charlotte s'était d'ailleurs bien exprimée)
-la Sécu ouvre une porte à l'irrationnel sur le bégaiement, dans la mesure ou elle accepte de rembourser des orthophonistes dont la méthode est essentiellement empirique (au moins sur le bégaiement précisément). Pas d'empirisme chez les kinés ou les orthoptistes, par exemple.
-cette histoire de Sécu est très sérieuse. On (vous, moi) va avoir de plus en plus de mal à financer la prise en charge des cancers et de l'Alzheimer. Dans la mesure où le bégaiement n'est pas mortel, il serait très positif qu'on puisse dans les 15-20 ans trouver des méthodes qui rendent sa prise en charge la moins couteuse possible pour la collectivité.


Des idées sur la sophrologie?
A noter que certaines écoles d'arts martiaux pratiquent une méditation qui ressemble beaucoup à la sophrologie, avec par exemple du "rêve éveillé".
On plutot la sophrologie (de Caycedo) est une version occidentale (sud-américaine) des pratiques asiatiques.
Les personnes intéressés peuvent par exemple lire le texte de André Cognard, maitre d'Aikido: http://www.3aikido.org/tradition/aikitaiso.html (bon, il est connu aussi pour écrire des choses très denses @-)
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Re: La sophrologie est-elle suffisante contre le begaiement

Messagepar Cédric » 27 Octobre 2010 à 18:23

Donc déjà si j'ai bien compris, tu considères l'altération neurologique comme un symptôme et non une cause ?
A partir de là tu veux mesurer quoi ? L'intensité électrique de l'hypercompensation dans l'hémisphère droit ? La longueur/largeur/profondeur de la déconnexion à gauche ?

Et chez les enfants de moins de 12 ans qui ne présentent pas encore toutes ces altérations ?

On avait déjà abordée cette idée d'examens IRM dans cette discussion : A terme, symptôme ou maladie ?
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