par Philippe » 9 Avril 2006 à 20:57
Nous partîmes cinq cent et, par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port...
Ca commence bien, hein ? Mais nous partîmes cinq et arrivèrent ..... à cinq !
Il y avait là Michel (organisateur), Diana (orthophoniste), Alain (Self Help de Paris), un nouveau dont j'ai oublié le prénom et votre serviteur.
Les discussions sont parfois parties dans tous les sens, voire en groupes de 2 ou 3...
Alain nous a raconté la pièce qu'ils ont présenté au colloque de Toulouse (j'espère qu'il viendra nous en parler ici, je l'ai bien entendu invité !) : il s'agissait d'un "monde" où le bégaiement était obligatoire, avec un ministre de la Parole... Alain, si tu nous regardes, je te laisse compléter ! A noter que c'est une pièce écrite pour l'occasion.
A un moment, je ne sais plus vraiment de quoi il était question (probablement de nos années d'école, de l'enfance...) et j'ai dit quelque chose comme "mais un bègue est toujours de trop" (c'était une évidence pour moi à ce moment là, voire encore de temps à autre !). Ca a jeté un "léger" froid car la fille de Diana est elle-même bègue. Même si je comprends que, de son côté, il n'y ait pas de rejet, c'est ce que j'ai vécu de la part de mes cousins, voisins, "copains" de classe (disons plutôt co-écoliers).
En outre, le nouvel arrivant s'est présenté, né au Congo Brazzaville, il nous a parlé de certaines des croyances de son pays, comme par exemple boire la rosée de certaines plantes au matin, ce qui aurait des effets bénéfiques sur le bégaiement. Il dit avoir vu des améliorations.
Nous avons également approché des thèmes qui me sont chers, comme l'apparition du bégaiement et sa guérison. Inutile de dire que ma position n'a pas fait l'unanimité. Je l'ai au moins exprimée (c'est l'important), l'ai argumentée et ai "reçu" l'intérêt d'Alain (et un rejet poli de Michel).
Enfin, Alain et moi avons fini la soirée au chinois d'à côté (c'est a priori dans un café ou un restau qu'ils finissent sur Paris plutôt que se quitter "bêtement" lorsque le temps imparti est écoulé ! Faudra que j'y aille un de ces quatre !) et avons parlé de nos expériences... A ce propos, il me faisait remarquer que l'informatique serait un "métier de bègue" (ce ne sont pas ses mots !), quelqu'un a-t-il des statistiques sur le sujet ? Dans ma boite, je suis le seul bègue "déclaré", mais j'ai 2 collègues à l'informatique que je pressent bègues, même si, quand j'en ai parlé avec eux, ils se disent plutôt stressés ou émotifs...
Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle un papillon (Richard Bach)
La question n'est pas de savoir à qui Je parle, mais qui M'écoute ? (Dieu)